PETITE EXPLICATION POUR CEUX QUI CONFONDENT, (encore), CAPITALISME ET LIBÉRALISME.

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Beaucoup de personnes confondent communément le capitalisme et le libéralisme, mettant à tort ces deux courants de pensées politiques dans le même panier. Les différences sont pourtant énormes, à tel point que le libéralisme a un objectif « anticapitaliste », puisqu’en détruisant les bases.

Petites explications simples.

L’un, le CAPITALISME, qu’il concerne un État ou une entreprise, redistribue l’argent dans l’économie nationale, c’est ce que l’on appelle un mécanisme coopératif.

L’autre, le LIBÉRALISME, ne participe pas au développement économique, ne redistribuant pas l’argent, les bénéfices étant gardés par la personne, ou le groupe de personnes.

Des exemples :

Une entreprise capitaliste, va redistribuer tout ou partie de ses bénéfices, dans les salaires de ses employés, ou sous forme de primes, de services, de nouveaux emplois, etc.

Une entreprise libérale, va, elle, redistribuer tout ou partie de ses bénéfices, avant tout à ses actionnaires, dirigeants, cadres dirigeants, et pas ou peu aux salariés.

De même, un État développant une politique capitaliste, va accroitre ses services publics, voire les rendre gratuits. Il va investir dans les savoirs et savoir-faire des entreprises de la nation, garantissant ainsi des revenus annuels capables de pourvoir aux besoins de financement de ses services publics, hôpitaux, crèches, écoles, maisons de retraite, infrastructures, espaces publics, sans compter les services de sureté de la nation, gendarmerie, police, sécurité civile, etc.

Un État développant une politique libérale va ,lui, privatiser ses services publics, avec tout ce que ça représente en termes de restructuration, de pertes d’emploi, de décentralisation, etc. Au final, ces services publics deviennent payants, voire disparaissent totalement, exemple en France les bureaux de poste, hôpitaux, gendarmeries, postes de police, écoles et autres administrations de proximité. De plus un État libéral va vendre tout ou partie des entreprises d’État à des investisseurs privés, se dépossédant de revenus annuels substantiels, ne garantissant plus le financement des services publics.

Cette logique libérale, détruit littéralement le concept de capitalisme d’État, rendant à chaque privatisation, la nation plus pauvre, l’État pour pallier ces appauvrissements créant inexorablement de nouvelles taxes et impôts… CSG, CRDS, etc…

Le capitalisme d’État, sert aussi à garantir un niveau de vie minimum à la totalité des citoyens, versant des prestations publiques : allocations familiales, retraite, logement, RSI, etc.… autant de choses que la logique libérale, partant du principe que chacun doit être à même de se débrouiller, voudrait se débarrasser.

Des limites à ne pas franchir.

Le capitalisme, comme vous avez pu le lire, est une notion bienveillante, et, dans le cadre de cette bienveillance, ce courant de pensées a l’obligation de garantir les libertés individuelles et collectives, autant pour les entreprises, que pour les particuliers. Cette garantie, fait que l’État doit savoir se modérer dans ses investissements pour la communauté, devant la maintenir aux seuls besoins de financement des services publics, ne devant pas s’enrichir à la place des citoyens. Le risque est un déséquilibre politique, social et économique, n’étant plus du capitalisme, mais une forme de communisme, avec tout ce que ça représente de manquement en termes de libertés individuelles et collectives.

De même, et vous avez pu le comprendre, pas assez d’investissements d’État mène inexorablement à des inégalités sociales et économiques, avec tout ce que ça représente en termes de prédations et de malveillances, autant pour les entreprises, que pour les particuliers, seuls les plus puissants y gagnant, toute forme d’égalité des chances devenant obsolète, c’est l’idée de la doctrine libérale et de ces branches ultra et néo.

La conclusion, est qu’une politique capitaliste doit être équilibrée, (l’aequus Libra) c’est à dire respecter les libertés individuelles et collectives, œuvrant par exemple à encourager à la capitalisation privée quel qu’en soit le sens, garantissant de nouveaux pôles d’investissements, redistribuant l’argent dans le marché économique national. Dans le même sens, un État développant une politique capitaliste, s’il le fait dans le bon sens, doit avoir la capacité d’apporter encore plus que des services publics, étant capable d’œuvrer à une politique humaniste, l’Équitabilisme en étant un exemple.

Voilà, maintenant, vous ne ferez plus l’amalgame entre capitalisme et libéralisme.

GR.

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